RMAN : Configuration élémentaire
RMAN est l’outil de sauvegarde des bases Oracle (fourni par Oracle), il est à même de discuter avec le moteur de base de données pour les opérations de recovery. Même s’il existe de nombreux outils de sauvegarde sur le marché, il apparait que RMAN est le meilleur outil pour être certain de sauvegarder correctement.
De plus, l’interface utilisateur de RMAN est d’une simplicité affligente pour 90% des cas de sauvegardes / restaurations, les 10% restants nécessitant il est vrai une certaine connaissance du produit, mais, n’est-ce pas le cas pour tous les outils de sauvegarde ?
Cet article permet au DBA d’appréhender 80% du périmètre d’utilisation de RMAN dans de bonnes conditions.
RMAN : Sauvegardes à chaud
RMAN permet d’éffectuer la sauvegarde, à froid comme à chaud, de vos bases oracle, en mode total, incrémentiel et/ou cumulatif (nous verrons plus loin ces notions).
Comme indiqué dans le chapitre REFERENTIEL RMAN, RMAN peut utiliser les fichiers de contrôle d’une base de données pour y stoquées les informations utiles pour ses sauvegardes (et donc ses restaurations), mais cela pose de nombreux problèmes en cas de perte de ceux ci. L’altéernative est de stoquer le catalogue dans une database prévue à cet effet (ce que nous vous conseillons).
Alternative à la DBConsole
Dans de nombreux cas, les entreprises ne peuvent pas se « payer » la version Enterprise d’Oracle et sont réduites à utiliser une version « Standard ».
Non seulement la version « Standard » vous bride en matière de puissance CPU mais elle vous empêche catégoriquement d’utiliser certaines fonctionnalité du moteur de base de données.
Outre les importantes limitations physiques et logiques imposées telles :
- Deux sockets maximum par serveur
- Pas de DataGuard autorisé
- Pas d’Oracle Streams autorisé (même si ce n’est pas vraiment un cadeau…)
- Pas de sauvegarde incrémentales Rman possibles
- Pas de flashback database possible
- Pas de partitionnement autorisé
- Onglets de la DBConsole restreints
- Pas de … pas de … etc (et il en reste …)
Autrement dit, la pluspart des innovations apportées en 10g sont interdites en version « standard ». Au delà de ces nombreuses limitations (non exhaustives), Oracle vous interdit de plus l’achat et/ou l’utilisation des Options Pack (qui sont pourtant installés par défaut lorsque vous installez une version « standard » ce qui est limite illégal de la part d’Oracle) , à savoir :
- Diagnostick Pack
- Tunnig Pack
- Configuration Pak
Autrement dit, la DBConsole ne vous sert à quasiment à »rien« , l’onglet « Performances » est grisé, et vous devez, comme toute version antérieure à 10g, confectionner vous même tous les outils de surveillance…
RMAN : Présentation et référentiel
RMAN (Recovery Manager) est l’outil d’Oracle pour la sauvegarde des bases de données, il est donc dommage (pour ne pas employer d’autre terme) d’utiliser un autre utilitaire que celui-ci pour sauvegarder les données Oracle.
RMAN permet de sauvegarder des données à froid comme à chaud en toute sécurité. Les sauvegardes peuvent être FULL, différentielles ou cumulatives et sont basées sur un référentiel nommé REPOSITORY qui peut se trouver dans les fichiers de dontrole d’une database ou qui peut être externalisé dans une instance prévue à cet effet (REPOSITORY CATALOG ou « catalogue de récupération »).
Sauvegarde à chaud de tablespaces
Quelle que soit le type de sauvegarde, de base de données, de fichier de données, de tablespaces, …, si celle-ci est éffectuée base « ouverte » cela implique que la base fonctionne en mode Archive Logs car les journaux archivés sont indispensables à la restauration des données ainsi sauvegardées. Si ce mode de sauvegarde peut s’avérer pratique dans certains, on verra par la suite que celui-ci altère les performances et au final n’est pas conseillé.
DRM : Database Resource Manager
Cet article est une introduction sommaire à Oracle DRM (Database Resource Manager). DRM est un outil qui permet aux DBAs d’organiser leur production en fonction des priorités demandées par les utilisateurs. Dans notre exemple de configuration de DRM, nous nous intéresserons à limiter la consommation des ressources par un batch afin de laisser un maximum de puissance à un serveur d’application.
Dans la vraie vie, on demandera souvent au DBA de s’assurer que son site web de production répond de façon convenable alors que les services commerciaux peuvent également lui demander de lancer des travaux de batch divers (consolidation statistique, purges, etc). Dans ce cas, les travaux de type Batch ne devront évidement jamais gêner la production : DRM doit alors entrer en scène.
